FRISSONNONS
création avec 2 classes de CM1/CM2
ANNÉE 2025/2026
Intervenants : Juliette Reydellet (écriture et mise en scène)
et Camille Dégeorges Ruffelaere (violoncelle)
Soutiens : Malraux Scène nationale de Chambéry, la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Chambéry et l’école Waldeck Rousseau.
Représentation au Théâtre Charles Dullin Chambéry (73)
Thématiques : l’accueil, l’abandon, la fraternité, la sécurité, la mort, l’ouverture vers le monde, la peur de l’autre, l’hospitalité, les émotions, l’adoption, la famille, le partage, grandir, l’amitié, l’amour.
Frissonnons est une sorte de mini conférence autour de Frisson, œuvre de Magali Mougel.
2 classes de CM1 CM2 invitent le public à découvrir l’expérience qu’ils ont vécu en allant voir Frisson au théâtre Malraux durant l’automne 2025.
Ils vont raconter à leurs camarades d’école et à leurs parents ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont compris, ce qu’ils ont aimé ou ce qu’ils n’ont pas du tout apprécié. Ils vont tous se livrer sur scène pour partager leurs émotions et leurs sensations de spectateurs. Ils vont raconter Frisson et se questionner. Ils vont nous transmettre aussi des pistes de réflexion pour que leur expérience devienne une source de débat entre la scène et la salle.
Frissonnons a été écrit suite aux rencontres avec les enfants après la représentation.
Ce récit est entrecoupé de scènes de Frisson, ce qui permet d’illustrer leurs explications.
Dans ce projet, les enfants vont produire des scènes du spectacle qu’ils ont vu. Ils vont travailler notre mise en scène et se concentrer sur le rythme à travers l’écriture de Magali Mougel.
Mais ils vont aussi chercher à créer un débat avec leur public en jouant de manière très directe. Ils vont nous transmettre leur chemin de réflexion tout en prenant conscience de l’encrage, de leur voix, de leur force malgré leurs bas âges. Ils vont prendre une place qu’ils n’ont pas l’habitude d’avoir. Ils vont devenir nos guides et nous entraîner à développer nos idées.
EXTRAITS
Irène : Dans ce spectacle, il y a juste 2 comédiennes. Elles jouent tous les personnages !
Arthur : Elles alternent des moments où elles parlent l’une après l’autre puis des moments où elles sont en chœur ! C’est impressionnant !
Juliette : Moi j’ai pas beaucoup aimé ça justement ! C’est troublant ! J’aurais préféré qu’il y ait plus d’acteurs !
Alice : Tu as compris l’histoire ?
Juliette : Oui, c’était pas si compliqué. C’était comme si on rentrait dans la tête d’Anis et qu’on pouvait découvrir toutes ses pensées.
Léandre : Anis dit qu’il ne sait pas compter jusqu’à 4 car il veut rester à 3 avec sa maman et sa monette. Il veut rester dans une famille parfaite !
Arthur : Une famille parfaite, c’est jamais parfait !
Irène : Quand tout le monde fait des efforts ça peut devenir parfait !
Alice : Mais parfois, tu ne peux pas faire des efforts.
Arthur : T’as pas envie de faire des efforts parce que tu ressens trop d’émotions. Et c’est trop dur de faire comme si tout allait bien.
Alice : Rien n’est parfait dans la vie.
Léandre : Non. Rien de rien.
Juliette : Mais la perfection c’est pas si bien non ?
6. Giorgio / Shayan
S : Tu sais Anis, parfois il y a des enfants qui n’ont plus de parents ou qui ne peuvent pas rester avec leurs parents.
G : Et ça ne veut pas dire que leurs parents ne les aiment pas. Mais c’est comme ça.
S : Alors il y a des familles qui décident d’accueillir ces enfants, pour leur offrir de l’amour.
G : Le même amour que Monette et moi nous t’offrons. Tu comprends ?
7.
Mathis : A ce moment-là, j’ai eu de la peine. C’est très triste de savoir que beaucoup d’enfants n’ont pas de parents.
Zoé : C’est triste d’imaginer des enfants abandonnés.
Margaux : Pourquoi les mamans font des bébés pour ne pas s’en occuper ?
Assil : Les enfants ne sont pas tous abandonnés. Parfois des parents meurent dans les accidents de voiture.
Shoaib : Et parfois la vie est très compliquée.
Mathis : Moi je ne voudrais pas aller dans une famille d’accueil, j’irai dans un foyer avec pleins d’autres enfants.
Margaux : En tous cas, Anis va devoir accepter qu’une nouvelle personne arrive dans la famille.
Assil : Ça m’a fait penser à ma vie en ce moment car je viens d’avoir une petite sœur !
Shoaib : Anis, il a le droit d’avoir peur !
Mathis : Et ses mamans doivent le respecter !
Assil : C’est normal ! Il a peur d’être moins aimé.
Margaux : Oui, on n’est pas dans la tête des parents ! On ne sait pas s’ils sont capables d’aimer 2 enfants !